Concert / Performance
Duo de Sons
Percussonneurs
En Intérieur : Théâtres, Sites, Monuments
Création du Duo en 2010
Luc Maubon – textures sonores, percussions, danse
Gilles Dalbis – percussions
Représentations : Espace RectoVerso (2012), Chapelle des Pénitents Blancs (2012), Cinéma Utopia (2013), Cinéma Nestor Burma (2013)
Il s'agit ici de la rencontre de deux artistes passionnés :
Luc Maubon, chorégraphe danseur, et
Gilles Dalbis, musicien percussionniste.
Tous deux mêlant leurs arts en créations Danse-Musique depuis déjà
10 années, ils ont décidé de présenter ici le
"Duo Percussonneurs", dans lequel les sensibilités se retrouvent,
les sons se parlent, et les textures se croisent.
Intimement voué à l’espace et à l’écoute, le duo vous invite à
"goûter le son" !
Des poèmes de personnalités différentes ont été dédiés à ce Duo suite
à l’écoute de la musique vivante proposée.
Nous les présentons aussi ici.
Écouter les pièces
🎧 Pièce 01 – 1:05
🎧 Pièce 02 – 1:52
🎧 Pièce 03 – 2:32
🎧 Pièce 04 – 3:42
🎧 Pièce 05 – 2:14
🎧 Pièce 06 – 3:36
🎧 Pièce 07 – 1:37
"Percussonneurs" – spectacle intégral (36 min)
Extraits vidéo – Concert du 22 Octobre 2011
Espace RectoVerso
14 rue Marcellin Albert Montpellier
Poème Cosmique
Poème Cosmique Le temps s'agrandit et passent les premiers oiseaux au dessus des sommets de la nuit Marche le glissement sonore sur le rythme des pentes là s'entrecroise au roulement du vent le souffle des lenteurs vivantes Où sont ils ceux qui marchent vers le feu l'immensité sonore les dissipe et laisse apparaître la trace brillante sur la peau du tambour mêlée au balancement des cloches S'est ouverte à la vision des sens la profondeur de la présence curieuse sensation d'appartenir à l'espèce sonore et si je venais des sons de cet amour infini donné par l'offrande au silence Tout s'y féconde et disparait en poussière de vibration ......... Et passent les premiers oiseaux au dessus des sommets de la nuit Le jour va se lever bientôt Marthe Barris septembre 2010
Marthe Barris — septembre 2010
La naissance du monde
ombres de la nuit
à l'abri des regards
battements d'aile
animalité de l'imagination
étonnement
gong
l'esprit de l'animal
se cristallise
métamorphose inépuisée
sifflement de la salamandre
plus loin
la vie
se déplace d'un son
silence
la vie solitaire
la mélancolie du soir
l'ombre errante
perd sa place
l'hospitalité offerte des branchages
oubli de la feuille
la feuille intérieure
la main du bois
l'âme de la pierre
dans la chevelure du soir
le feu ténu
de la nuit
laisse aller le son
le verbe de lumière
jusqu'à l'arbre
jusqu'à l'étoile dans le ciel
le langage vient de loin
pour dire sa vérité obscure
quelque chose passe dans la respiration de l'homme
attache-toi
à l'insondable
attache-toi à l'instant de la feuille déployée
à la naissance du bourgeon
comment dire l'océan de la ramée
son tracé ouvert
la lente vérité de la sève qui monte
le flot ardent de la braise l'été
le courant du vent fou
la voix lointaine
aux murmures embrasés
dans la forêt ancienne
le tam-tam de l'eau
invite l'herbe tendre à la danse
facilite son appartenance à la terre
espoir balbutiant de l'éveil
il vient du soleil
l'oiseau essentiel
de la brûlure du feu
de la brisure du vent
feuilles feuilles
nous voici libres
et la musique
le son premier
nous recommence
nous sommes attentifs aux berges du fleuve qui se reconnaissent
aux murmures grisés
par l'odeur de la terre
quand soudain
surgit
à la pointe du coeur
le pays enseveli
il parle une langue au rythme aquatique
Jean-Pierre Védrines
28 août 2010